Instinctivement, on est rentré dans le Starbucks de St Lazare. Comme à notre habitude. Trois minutes après nous voilà ressortis. La balade n'a durée que deux minutes, l'appelle du banc était trop fort.
*Il n'a jamais changé. Ni moi d'ailleurs.
On se dévisage toujours de la même façon. On parle encore des même choses. D'elles, de ses relations.
Et je m'improvise psy, comme il s'improvise une vie qui n'a jamais été la sienne.
Il ment toujours autant. Il est perpetuellement vaniteux et prétentieux.
Il le sait, mais il ne changera pas pour autant. Malgré tout, je ne lui en veux pas.
*Il me fait toujours passer des journées magnifiques. Et une fois de plus le romantisme prend le dessus. Lui et moi allongé dans le parc monceau à admirer le ciel bleu. Dans ces moment là, on pourrait dire qu'il n'y a rien à ajouter, rien à dire. Il suffit simplement de se laisser porter par la brise qui nous caresse doucement le visage, pourtant lui, il se confit. Peut être pas constament dans le vrai mais la confiance qu'il m'accorde, me renvoie à l'importance de notre relation.
*On a toujours eu une facilité assez déconsertante à parler de nos vies, nos problèmes, de l'amour, du sexe... Je ne crois pas à l'amitié
fille / garçon car je sais qu'il y aura en permance une arrière pensée vicieuse entre nous mais j'en sais beaucoup plus sur lui que sur certaines de mes amies. Je l'écoute, je le comprends et je m'identifie à lui. Au fond on est devenus comme des meilleurs amis qui cherchent à en savoir chaque jours un peu plus sur l'autre.
*Le soleil jouant à cache-cache parmit les nuages, il s'en va, toujours trop tôt, toujours trop vite. Alors on se racompagne mutuellement à la gare en sachant pertinament qu'on se reverra très vite.